J'ai trop joué les caïds, maint'nant je me sens vide, tout d'un coup je flipp' grave je vois tout en noir
Je me pose trop d'questions, j'trouve plus la solution
Tout me semble trop lourd, plus envie d'la bagarre, je cède à la panique dans le brouillard
Je vois plus l'amour de ceux qui m'entourent, j'ai même perdu confiance en mes amis d'enfance
Quand on est sous l'empire du pire
Plus rien ne vous inspire
On ne sait plus quoi dire
Sous l'empire du Pire
La paresse et l'ennui m'attirent dans leur lit, la spirale des fatigues m'aspire vers le sommeil
Pour un oui, je vote non, je r'mets tout en question, j'dis « bah toujours pareil »
Comme un Lundi, mardi, et encore aujourd'hui, je voudrais qu'on me livre un bonheur facile
Qu'on me délivre des livres et des kilos en trop, qu'on me soulage de mon âge
Anesthésié télé, les jambes en coton, je rêve que je fonds comme un glaçon dans l'évier
1,2,3, ça sert à quoi, 'vais au boulot en traînant les pieds,
Je me fais du mal comme un scorpion, je me torture, je racle le fond
Et toujours la même question : doit-on se détruire pour mieux se reconstruire?
Quand on souffre, on sent le soufre, on fait plus la fête et pour cause la défaite, ça fout la honte,
plus personne t'invite... ouais ça va vite
Perdu dans le dédale de mes pensées, je m'isole camisole je m'enterre entre mes frontières,
Je danse avec les nymphes et les fantômes amers qui font tourner la tête comme un gaz dans l'air.
(Parce que CharEllie est la n'importe quand et sourtout quand tout fou l'camp)